dimanche 7 février 2010

DIMANCHE du JUGEMENT 2010 - 1Cor.8 :2

Mes chers frères
Dans le passage biblique d'aujourd'hui l'Apôtre Paul nous parle du scandale. C'est un grave péché, dit-il, vis à vis de Dieu et des hommes lorsqu'une personne, par son comportement et sa mauvaise conduite devient la cause d'un scandale. Il y a beaucoup de choses sur ce sujet dans cette épitre aux Corinthiens.
A Corinthe à l'époque il existait des Chrétiens qui avaient bien progressé dans la foi. Ils avaient acquis la certitude que l'idolâtrie était une folie et qu'en réalité "il n’y a point d’idole dans le monde, et qu’il n’y a qu’un seul Dieu" leur avait enseigné Paul.
Il y avait cependant encore beaucoup d'idolâtres qui continuaient de faire des sacrifices aux idoles.Ils faisaient en suite cuire la viande des animaux sacrifiés et la mangeaient.
Or il existait aussi une catégorie de chrétiens qui n'étaient pas très avancés dans la connaissance de la foi chrétienne et continuaient à avoir du respect pour l'idolâtrie alors qu'ils en étaient sortis, risquant ainsi de perdre le salut.
C'est pourquoi l'Apôtre écrit aux Corinthiens " Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins.Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.
Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles? Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!
En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre le Christ." C'est justement pour cette raison poursuit Paul " si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère. Ne suis-je pas libre? Ne suis-je pas apôtre? N’ai-je pas vu Jésus notre Seigneur? N’êtes-vous pas mon oeuvre dans le Seigneur?
Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous; car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur."
Mes chers frères,
Nous avons tous des obligations et des droits naturels. Quelquefois il arrive que l'usage de ces droits scandalisent d'autres frères autour de nous, alors dans ce cas, comme nous l'avons entendu aujourd'hui dans cette lecture, Il est préférable de se retirer pour ne pas scandaliser les autres. Cependant pour parvenir à sacrifier nos droits et ,notre liberté pour sauver un frère, seul un amour vrai peut nous pousser à le faire.
Tout le monde emploie le mot amour, mais malheureusement il arrive que cette grande et divine vertu soit inconnue de nous. C'est un mot vide. car l'Amour ne doit pas rester un vain mot mais cet élan profond de notre coeur ne doit jamais s'effacer au cours de notre vie en vers Dieu et notre prochain. L'amour n'est pas un panneau routier, c'est le fruit et le don de l'Esprit Saint.
L'Apôtre Paul est notre meilleur exemple d'empressement dans le combat apostolique, sacrifiant des droits et sa liberté jusqu'à la mort.
Pourtant beaucoup de faux-frères et de faux chrétiens accusaient Paul de prêcher par intérêt. Quelle sottise que cette injure ! Paul bien qu'il ait pu prétendre à accepter avec joie et amour ce que lui offraient ses disciples pour subvenir à ses besoins préférait mourir, disait-il, plutôt que de perdre la dignité de prêcher sans être à charge à personne. Malgré cela beaucoup de faux-frères le critiquaient prétendant qu'il faisait cela pour se montrer supérieur aux autres apôtres.
Mais quelle joie pour ceux qui ont la force d'arriver à un tel degré d'amour, jusqu'à mettre leur personne au service d'autres frères pour les sauver. Sacrifier leur liberté et leurs droits pour les autres pour les édifier et les aider dans la progression de la charité sur le chemin de leur vie spirituelle. C'est cela l'amour réel et l'Apôtre Paul nous conseille ; imitez-moi, devenez comme moi les imitateurs du Christ. Amin.
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samedi 23 janvier 2010

TEMOIGNAGE ET MARTYRE Homélie de P. Panagiotis Vittas pour la semaine de l'unité 2010






« Vous êtes témoins de ces choses »
« Vous (les disciples), vous êtes les témoins dignes de foi qui prêcherez et affirmerez tout ce que vous avez vu et entendu venant de moi. »
C’est le 48ème verset du 24ème chapitre de l’Évangile selon Luc 

Ces paroles ont été adressées par Notre Seigneur Jésus Christ à ses disciples lors de sa dernière apparition en leur présence après sa résurrection et peu de temps avant son ascension aux cieux.
Le Christ a demandé à ses disciples d’être ses témoins, de rendre témoignage du Christ dans le monde.
De même par extension, dans Mat. 10,32, Il demande à tout homme qui croit en Lui, la même chose : « quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui, devant mon Père qui est dans les cieux. »
Mais quelle est la manière par laquelle le croyant rend témoignage du Christ dans le monde ?
En premier lieu, le témoignage est rendu par la vie du croyant. Le Christ lui-même a mis l’accent sur cette vérité lorsqu’Il disait à ses disciples dans Jean 13,35 « À ceci tous connaîtront et croiront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres »
D’un autre côté sermonnant ceux qui se disent chrétiens et le sont seulement « de nom », dont la vie est tout sauf le témoignage du Christ, Il dit avec sévérité dans Rm 2,24 « A cause de vous le nom de Dieu est blasphémé dans toutes les nations »
La meilleure manière par laquelle nous rendons témoignage au Christ c’est donc notre vie de sainteté. Et ici nous pouvons citer la parole évangélique suivante qui se trouve dans Jacques 2:17 : « la foi sans les œuvres est une foi morte » car si l’homme ne vit pas en accord avec sa foi, quelle valeur peut avoir une telle foi, et à quel point peut-elle influencer ?
Outre cette vie de sainteté, le témoignage du Christ peut se donner par la parole. Ce qui est important bien sûr, c’est que notre parole soit une parole incarnée, c'est-à-dire non pas une parole qui sort uniquement de la bouche mais qui vient du cœur. A ce moment-là le témoignage devient une nécessité. Nous le voyons chez l’Apôtre Paul qui dit de façon caractéristique dans 1Cor. 9,16 : « Malheur à moi si je ne prêche pas l’Évangile ! » Nous le voyons chez l’Évangéliste Jean qui devant les menaces du Sanhédrin qui interdisait de prêcher le Christ, donne la réponse suivante dans 1 Jn 1, 1 « Avec ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons entendu de nos oreilles, ce que nous avons palpé de nos mains, ce n’est pas possible que nous ne parlions pas de Lui »
Bien sûr, ce témoignage par la parole n’est pas un vain bavardage. C’est un témoignage de notre espérance intérieure et de notre foi qui est donné avec tenue, sans provocation, sans aucune disposition à vaincre l’autre, quelles que soient les circonstances.
Cependant, afin que puisse exister un vrai témoignage du Christ il y a un présupposé fondamental. Ce présupposé c’est l’expérience.
Ne peut parler celui qui n’a pas connu le Christ, celui qui n’a pas l’expérience de la présence du Christ dans sa vie. Par connaissance de Dieu nous n’entendons pas une information extérieure au Christ, mais la relation vivante avec Lui par le moyen des Saints Mystères.
La réelle expérience du Christ n’est pas un sentimentalisme malsain, elle s’acquiert par la participation du croyant à l’Église et par la purification de l’âme des passions qui l’encombrent.
Lorsque l’expérience du Christ est absente de notre vie, lorsque manque également le repentir, alors, au lieu de témoignage, l’on voit certaines personnes narcissiques pleines de feinte empathie qui utilisent la foi comme une idéologie, qui blâment toujours les autres, sans aimer qui que ce soit, mais qui , de ce fait, portent une énorme responsabilité dans cette repoussante représentation de la foi. Le Christ n’a pas besoin de défenseurs, Il a besoin de témoins.
Le témoignage du Christ est toujours lié au martyre. Il y a deux sortes de martyre.
Le martyre de la conscience que nous vivons au quotidien et le martyre du sang lorsque Dieu le permet.
Le martyre de la conscience c’est la croix que chaque croyant est appelé à porter pour suivre le Christ. A cet effet l’Apôtre Paul conseille à Timothée de « souffrir avec lui pour l’Évangile » Le martyr de la conscience est la coupure de notre volonté personnelle, la nécrose du moi, l’extirpation des passions, le combat spirituel continuel en Christ. C’est également l’acceptation de la tristesse conséquente au mépris des hommes pour notre foi.
Parfois le martyre de la conscience est scellé avec le martyre du sang, comme cela s’est produit pour des millions de martyrs de notre Église qui ont arrosé avec leur sang l’arbre de l’Église chrétienne et sont sacrifiés sur l’autel de la foi pour le Christ.
Peut-être le martyr du sang est-il réservé à certains mais le martyre de la conscience concerne tous les croyants et demeure le présupposé fondamental d’un authentique témoignage du Christ. Amen.


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jeudi 7 janvier 2010

THEOPHANIE 2010

Apolytikion

TON BAPTÊME DANS LE JOURDAIN, SEIGNEUR,
NOUS MONTRE L’ADORATION DUE À LA TRINITÉ,
LA VOIX DU PÈRE T’A RENDU TÉMOIGNAGE,
ELLE T’A NOMMÉ FILS BIEN-AIMÉ
ET L’ESPRIT SOUS LA FORME D’UNE COLOMBE,
A CONFIRMÉ L’INÉBRANLABLE VÉRITÉ DE CETTE PAROLE.
CHRIST-DIEU TU ES APPARU,
TU AS ILLUMINÉ L’UNIVERS,
GLOIRE À TOI.



Kondakion

SEIGNEUR, TU ES APPARU AU MONDE AUJOURD’HUI
ET TA LUMIERE S'EST MANIFESTÉE
NOUS QUI T ’AIMONS, TE CHANTONS :
TU ES VENU, TU ES APPARU,
LUMIERE INACCESSIBLE.



Bénédiction à l'église




 
avec Père Michel venu concélébrer



douche bénie pour tous...



...à la mer bénédiction des eaux...
Gloire à notre courageux plongeur Athanase
qui a affronté l'eau froide
et le vent glacé à la sortie
Que le Seigneur le bénisse lui et toute sa maison pour toute l'année !
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dimanche 27 décembre 2009

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dimanche 20 décembre 2009

καλά Χριστούγεννα ! Joyeuses fêtes de la Nativité de Notre Seigneur !





καλά Χριστούγεννα !


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dimanche 6 décembre 2009

St Nicolas prie Dieu pour nous !


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dimanche 29 novembre 2009

13 ème Dimanche de Luc - "Qu'ils soient un" (Ephésiens 4, 1-7)




 Homélie de Père Panagiotis

 L'Apôtre Paul nous parle aujourd'hui de l'unité de la foi.
Nous avons, nous aussi, abordé ce thème à plusieurs reprises, nous en avons discuté, et nous avons écrit également à ce propos.
Mais nous ne nous lasserons pas d'en parler car il n'existe en vérité rien de plus important que le fait d'être unis, de former un seul corps, d'avoir la même foi et les mêmes convictions, tout ce la dans un esprit de fraternité.
En ce qui concerne l'importance que revêt l'unité dans l'Église, qui sans cette unité ne pourrait subsister, nous voyons dans la prière sacerdotale du Christ, où le fondateur de l'Église s'adressant cinq fois au Père céleste demande dans ses prières l'unité des chrétiens "ἵνα ὦσιν ἕν" (qu'ils soient un).
Cette unité de l'Église est la manifestation de la Sainte Trinité parmi les hommes en Église. De même qu'un Dieu un ne peut se diviser car il existe une unité absolue entre les personnes de la Sainte Trinité, ainsi les chrétiens ne peuvent se diviser entre eux tout en affirmant appartenir à l'Église. C'est pourquoi considérant que le plus grand bien dans l'Église est l'unité, le plus grand est la division et le schisme. Un tel mal, déclare Jean Chrysostome, même le sang du martyre ne peut le laver.
Nous avons donc entendu aujourd'hui L'Apôtre Paul nous déclarer : " Frères, je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec charité, vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix."
Nous n'avons jamais parlé jusqu'à présent du mot "frères" que nous entendons au début de presque toues les épitres. mais aujourd'hui est venu le moments opportun d'en parler, notre thème étant l'unité de l'Église, la fraternité, la confrérie des chrétiens. Frère dans la famille signifie que deux personnes sont issus des mêmes parents par les liens indissolubles du sang.
Dans l'Église le mot frère signifie bien plus encore il a un caractère sacré
Cela signifie également que nous avons en commun le même Père comme nous le nommons dans notre prière "Notre père qui es aux cieux...". Notre mère à tous est l'Église dans le sein de laquelle nous nous sommes régénérés par le baptême.
Le mot frère est un grand titre pour nous chrétiens. Aucun autre titre ne nous honore ni ne nous unit davantage ni le mot Monsieur, ni le mot compagnon (en grec syndrofos). Mon-sieur (= mon s[e]i[gn]eur) dans le langage courant est un terme courtois. Mais il n'y a qu'un seul Seigneur, Jésus Christ qui a tous pouvoirs dans le Ciel et sur la terre.
Le mot compagnon est un terme qui indique qu'une idéologie nous unit en une masse impersonnelle, un groupe anonyme, pour un travail commun avec une responsabilité collective.
Donc nous chrétiens, en tant que frères, nous ne sommes pas unis par les liens de la chair et du sang mais par des liens sans rapport avec notre condition sociale, nos origines notre situation économique ou autre chose, ce qui nous unit c'est le sang du Christ qui a été versé pour chacun de nous, ainsi chacun de nous est le frère du Seigneur Jésus Christ. Nous sommes donc également frères entre nous.
c'est de cette façon que nous constituons l'Église et que nous célébrons la Divine Liturgie non pas en seigneurs ni compagnons mais en frères.
Et nous en arrivons maintenant à la suite de notre passage dans lequel l'Apôtre énonce les vertus que nous chrétiens devons pratiquer, qui servent l'Église, contribuent à l'unité et la paix. L'ensemble de ces vertus constitue en un mot l'Amour.
L'Apôtre nous dit en substance : Comportez-vous et vivez en toute humilité, ne cherchez jamais à obtenir les places et les dignités mettant à l'écart vos autres frères. Qu'aucun de vous ne méprise l'autre, mais qu'il les estime tous jusqu'au plus insignifiant des hommes. Qu'il les considère tous comme des enfants de Dieu car c'est pour le salut de toutes les âmes que le Christ a versé son sang.
Soyez calmes et pacifiques entre vous. En cas de nécessité, plaidez votre cause, pour rétablir la vérité
prenez la défense de ceux qui ont subi injustement des torts. Tenez de maîtriser ceux qui se laissent emporter par des paroles ou des actes indécents. Tout cela avec un esprit humble. faites preuve de patience et de tolérance envers ceux qui vous causent du tort, vous blâment ou vous calomnient. Faites en sorte qu’il y ait parmi vous l’unité du Saint Esprit. Soyez tous un et ayez une seule conviction : vous avez accepté l’appel de Dieu avec l’espérance du Royaume céleste et du salut.
Mes chers frères,
L’unité de l’Église a été donnée pas l’unité de Dieu trinitaire et nous avons l’obligation de la préserver.
Le Dieu très bon et ses inestimables dons la grâce du Saint Esprit et la foi éclairée en Christ, notre Sauveur conduisent à l’unité.
Ouvrons notre cœur à cet appel de Dieu et acceptons d’acquérir et de cultiver en nous ce don divin de l’unité afin de vivre dans la paix et l’amour dans cette présente vie, dans la gloire de Dieu et l’espérance d’une vie éternelle à venir.
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Fête du Baptême de Notre Seigneur & Bénédiction des eaux

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